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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 12:53

Modèle de paix et d’amour, symbole de vertu et de justice, modèle de bonté et de fraternité universel, les qualificatifs sont nombreux quand les chrétiens parlent de Jésus. Sont-ils justifiés ?

 

Afin de connaitre la vie et les paroles de Jésus, il est nécessaire de se plonger dans le Nouveau Testament de la Bible et en particulier dans les Evangiles qui ont été écrites quelques dizaines d’années après sa mort.

 

Au préalable, il est utile d’indiquer qu’au cours des deux derniers millénaires, Jésus est le seul personnage historique, pour lequel il n’existe aucune preuve écrite ou archéologique de son existence datant de son vivant. Et ce n’est pas faute d’en avoir cherché.

 

Il est pourtant écrit dans les Evangiles qu’il a attiré des foules énormes, changé l’eau en vin, guéri les pires maladies par la seule imposition de ses mains, fait des pêches miraculeuses, nourri des milliers d’hommes avec cinq pains et deux poissons, ressuscité des morts, marché sur l’eau, calmé une tempête...Mort après avoir été crucifié, il est même ressuscité. Né d’une mère vierge, on ne connait pas exactement les années de sa naissance et de sa mort.

 

Jésus est donc tout à fait exceptionnel et unique, mais il a fallu attendre plus de 30 ans après sa mort pour que quelqu’un estime devoir écrire sur lui. Il est présenté comme le fils de Dieu, qualificatif que contestent les musulmans et les juifs pour qui il n’est qu’un simple prophète.

 

Les Evangiles sont néanmoins considérés comme relatant des faits historiques et doivent donc être analysés comme tel, contrairement à l’Ancien Testament qu’une majorité de chrétiens estiment n’être, aujourd’hui, qu’un recueil de légendes.

 

L’Ancien Testament est pourtant le texte fondateur des religions monothéistes où l’on découvre que Dieu a tué des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, à la moindre contestation de son pouvoir. Il contient des Lois qui sont plus des appels au meurtre que des règlements permettant à l’humanité de vivre en paix.

 

De ce fait, on pourrait penser que Jésus, modèle de paix et d’amour, se soit fortement opposé à ce qui est écrit dans l’Ancien testament. Il a pourtant confirmé son adhésion totale à ce texte :

 

« N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Car je vous le dis, en vérité : avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i, ne passeront de la Loi, que tout soit réalisé. Celui donc qui violera l’un de ces moindres préceptes, et enseignera aux autres à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux.  » (L’Evangile selon Saint Matthieu 5,17-19) 

 

Peut-on être plus clair que Jésus dans la confirmation de la réalité de l’Ancien Testament et du rapport qu’avait Dieu avec l’humanité ? Jésus, fils de Dieu, ne savait-il pas que le texte de l’Ancien Testament ne contenait que des légendes ?

 

Jésus approuve donc les appels aux meurtres de tous ceux qui se permettent de contester la puissance et l’autorité de Dieu. Il n’en est pas moins considéré par les chrétiens, comme un modèle de bonté et de fraternité universelle.

 

Que doit-on penser de son discours fondamental à ses douze apôtres au cours duquel il a affirmé (Evangile selon Saint Matthieu 10, 32-39) :

 

« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ; mais celui qui m’aura renié devant les hommes, à mon tour je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux.

 

 N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive. Car je suis venu opposer l’homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de la famille.

Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. Qui ne prend pas sa croix et ne suit pas derrière moi n’est pas digne de moi. Qui aura trouvé sa vie la perdra et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera. »

 

Quand vous répétez à deux reprises dans la même phrase que vous n’êtes pas venu apporter la paix, c’est parce que vous voulez insister sur ce point, afin qu’il n’y ait aucune confusion.

 

Quand vous ajoutez que c’est le glaive que vous êtes venus apporter sur la terre, c’est sans aucun doute plus la guerre que la paix qui vous guide. Ceux qui ne croient pas en Dieu et en lui devront être combattus par la force. Il n’y a aucune ambigüité sur ce point dans la doctrine de Jésus.

 

Les intentions de Jésus-Christ sont très claires. Il n’aidera que ceux qui lui sont soumis, les autres seront condamnés. Il ne suffit pas de l’aimer, il faut l’aimer plus que les autres sous peine de ne pas être digne de lui.

 

Quel modèle de bonté quand il dit que des parents doivent avoir moins d’amour pour leurs enfants que pour lui.

 

Quel modèle de générosité quand il dit que des enfants doivent avoir moins d’amour pour leurs parents que pour lui !

 

Quel modèle de fraternité quand il dit que celui qui n’est pas avec lui est contre lui !

Quel modèle d’amour et de paix quand il frappe d’indignité celui qui ne le suit pas et surtout quand il le condamne !

 

 Est-ce cela le modèle de paix des chrétiens ou ont-ils modifié cette doctrine ? Dans ce cas pourquoi continuer à se référer aux Evangiles ?

 

D’autant que quelques temps plus tard, il ajoute (Evangile selon Saint Matthieu 12,30) :

 

« Qui n’est pas avec moi est contre moi… »

 

Ainsi, Jésus, qui est, pour les chrétiens, le modèle de l’amour et de la paix entre les hommes, confirme avec force qu’il s’opposera à ceux qui ne le suivent pas.

Comment continuer à affirmer que Jésus est un modèle d’amour quand il dit dans l’Evangile selon Saint Jean (15,6) :

 

« Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche ; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent.  »

 

C’est cette phrase qui sera utilisée par l’Eglise catholique pour justifier de brûler vifs des hérétiques pendant l’Inquisition.

On trouve aussi dans l’Evangile selon Saint Marc (16,16)

 

« Allez dans le monde entier, proclamez l’Evangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. »

 

Ce sont les derniers mots de Jésus-Christ juste avant de remonter définitivement au ciel et de s’asseoir « à la droite de Dieu  ». Il est sans aucun doute préférable de croire et d’être baptisé si l’on ne tient pas à être condamné.

 

Jésus affirme être le fils de Dieu. Ses paroles ne sont pas différentes de celles de Dieu face à ceux qui ne croient pas en lui. A-t-il un autre but que de voir toute l’humanité se soumettre et se prosterner devant lui ?

 

Comme Dieu dans l’Ancien Testament, Jésus affirme que ses ennemis doivent être exécutés et même égorgés car il dit à la fin de la Parabole des Mines ( Evangile selon St Luc, 19,27) :

 

« Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en ma présence. »

 

Terrible phrase qui ne devrait pas laisser de place au doute. Jésus estime que ceux qui n’ont pas accepté de lui être soumis doivent être massacrés.

Comment parler d’un Jésus plein d’amour et de paix pour tous les hommes quand on lit cette phrase ?

 

La solution, très à la mode aujourd’hui, consiste à dire que Jésus ne se mettait pas en scène dans la Parabole des mines et que ce n’est donc pas lui qui demandait d’égorger ses ennemis.

 

Le problème est que cette explication est en contradiction complète avec une analyse d’une commission pontificale biblique de 2001, préfacée par le cardinal Raztinger. On peut la trouver sur le lien suivant :

 

http://www.vatican.va/roman_curia/c...

 

On peut y lire aux paragraphes 74 et 75 :

 

« La parabole des mines (19,11-27) comporte des traits particuliers fort significatifs. Elle met en scène un prétendant à la royauté qui se heurte à l’hostilité de ses concitoyens. Il doit aller dans un pays lointain, pour être investi du pouvoir royal. A son retour, ses opposants sont exécutés. Cette parabole, comme celle des vignerons homicides (20,9-19), constitue, de la part de Jésus, une pressante mise en garde contre les conséquences prévisibles d’un rejet de sa personne... »

 

Il ne fait aucun doute que demander à égorger ses ennemis est une pressante mise en garde contre les conséquences prévisibles d’un rejet de la personne de Jésus. Le Vatican ne semble pas choqué que Jésus demande la mort de ceux qui le rejettent puisqu’il parle de conséquences prévisibles. Doit-on s’en étonner ?

Il faut savoir que persévérer à ne pas croire en Jésus est considéré comme un péché « éternel » et ne peut être pardonné :

 

« Qui croit en lui n’est pas jugé ; qui ne croit pas est déjà jugé parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils Unique-Engendré de Dieu. » Saint Jean(3,18)

 

Or la mort est la conséquence du péché comme l’affirme le Catéchisme de l’Eglise catholique (1008) reprenant ainsi l’Epître aux Romains de Saint Paul (6,23) où il est écrit, « car le salaire du péché, c’est la mort. » :

 

« La mort est conséquence du péché. »

 

Que Jésus ait demandé la mort de ceux qui persévéraient à ne pas croire en lui est donc normal et conforme à sa doctrine.

 

Il me semble qu’on est assez loin de l’idée d’un amour de Jésus pour toute l’humanité et que cet amour est pour le moins sélectif.

 

En réalité, son objectif est que l’humanité lui soit soumise avec un seul troupeau de brebis et un seul pasteur :

 

« Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connait et que je connais le père, et je dépose ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que je les mène ; elles écouteront ma voix ; il y aura un seul troupeau, un seul pasteur... » Saint Jean (10,14-16)

 

Suivre la doctrine de Jésus, c’est vouloir qu’il n’y ait dans le monde qu’un seul troupeau de brebis avec un seul pasteur.

 

Peut-on se demander si c’est le meilleur moyen pour obtenir la paix dans le monde ? Le monde entier doit-il accepter d’être le troupeau de brebis de Jésus ?

 

Pour se justifier, les chrétiens indiquent que le commandement le plus important de Jésus est :

 

« Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » Saint Jean (13,34)

 

L’amour serait ainsi le fondement de la doctrine de Jésus.

 

Cette phrase, faut-il le remarquer, est prise à la lettre par les chrétiens pour en faire le symbole du discours de paix et d’amour de Jésus pour l’humanité. Quand on analyse les 2000 ans d’histoire de la chrétienté, il semble difficile d’y trouver une confirmation.

 

En réalité, Jésus ne faisait que s’adresser à ses disciples. Il était loin d’aimer tout le monde. Il semble difficile de prétendre qu’il aimait ceux qui lui résistaient puisqu’il avait demandé qu’ils soient égorgés. A ma connaissance, aucune religion monothéiste ne demande à ses adeptes de se haïr mais effectivement aucune ne leur demande de s’aimer.

 

Est-il raisonnable de demander à tous ses adeptes de s’aimer ? Car il est bien fait mention d’amour et non de simple respect.

 

L’amour peut-il se commander ? La question mérite d’être posée compte tenu des connaissances que nous avons sur la nature humaine. Benoît XVI se pose également cette question dans sa lettre « Dieu est amour » et y répond de la manière suivante :

 

« L’amour peut être « commandé » parce qu’il est d’abord donné. »

 

Ainsi le pape Benoît XVI estime que si quelqu’un donne son amour, il est en droit d’imposer qu’il soit aimé aussi. Curieuse conception de l’amour qui semble particulièrement dangereuse pour ne pas dire perverse.

 

Ne serait-il pas préférable de parler de respect plutôt que d’amour ?

 

Par contre, il est exact que Jésus a fait un commandement très particulier :

 

« Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes. » Saint Matthieu (5,44-45)

 

Jésus avait l’ambition de faire de ses disciples des brebis qui n’avaient pas à se faire justice elles-mêmes. Seul le pasteur a le droit de punir. Les seuls ennemis qui devaient être punis étaient ceux qui étaient contre lui ou contre Dieu. Ce n’est que justice et conforme à ce qu’affirmait Saint Augustin dans sa lettre 185 :

 

« Si nous voulons donc être dans le vrai, disons que la persécution exercée par les impies contre l’Eglise du Christ est injuste, tandis qu’il y a justice dans la persécution infligée aux impies par l’Eglise de Jésus-Christ. »

 

Il est utile de rappeler que Benoît XVI a estimé le 9 janvier 2008 que « rarement une civilisation n’a rencontré un si grand esprit, qui sache en accueillir les valeurs et en exalter la richesse intrinsèque » à propos de Saint Augustin.

 

On peut se demander si les responsables de l’Eglise catholique se sont démarqués de cette conception de la justice quand on peut lire dans le « Directoire général pour la catéchèse » (22,33-34) du Vatican, datant de 1997, texte de référence actuel pour toute l’Eglise catholique concernant la catéchèse :

 

« L’athéisme, négation de Dieu, compte parmi les faits les plus graves de notre tempsIl s’exprime avec des nuances diverses, mais de nos jours, il se manifeste sous la forme du sécularisme qui consiste en une vision autonomiste de l’homme et du monde d’après laquelle ce dernier s’explique par lui-même sans qu’il soit besoin de recourir à Dieu.  »

 

On pouvait imaginer que l’Eglise catholique, par amour pour tous les humains, se contenterait de prévenir les athées qu’ils n’auront pas droit à la vie éternelle et qu’ils vivront l’enfer après leur mort. En réalité, en conformité avec la doctrine de Jésus, elle n’accepte toujours pas que des hommes et des femmes puissent refuser d’être soumis à Dieu. 

 

Affirmer que l’athéisme compte parmi les faits les plus graves de notre temps n’est-il pas une remise en cause de l’Article 18 de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948 :

 

« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion... »

 

Ce droit est rappelé dans l’article 10 de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne.

 

On peut se demander comment l’Eglise catholique règlerait le « problème » de l’athéisme si elle avait encore le moindre pouvoir politique et législatif.

 

Peut-on aspirer à la paix dans le monde et contester le droit aux hommes et aux femmes de penser et vivre comme ils le désirent ?

 

N’est-on pas en droit de se poser aussi quelques questions quand les responsables religieux chrétiens présentent un livre de la Bible, la « Sagesse de Salomon », comme un modèle de moralité ? Dans une homélie prononcée le 6 mai 2006, le pape Benoît XVI a indiqué ce qu’il fallait penser de ce livre :

 

« Ce livre est tout entier un hymne de louanges à la sagesse divine, présentée comme le trésor le plus précieux que l’homme puisse souhaiter découvrir, le bien le plus grand dont dépendent tous les autres biens. »

 

 Or on peut y lire :

 

« Mais les impies auront un châtiment conforme à leurs pensées, eux qui ont négligé le juste et se sont écartés du Seigneur. Car malheur à qui méprise sagesse et discipline : vaine est leur espérance, sans utilité leur fatigue, sans profit leurs œuvres ; leurs femmes sont insensées, pervers leurs enfants, maudite leur postérité ! Heureuse la femme stérile qui est sans tâche, celle qui n’a pas connu d’union coupable…Mais la nombreuse postérité des impies ne profitera pas ; issue de rejetons bâtards, elle ne poussera pas de racines profondes… » Sagesse de Salomon (3,10-13 et 4,3)

 

Ces phrases sont-elles le « trésor le plus précieux que l’homme puisse souhaiter découvrir. », d’autant que ce livre contient des pages entières du même style ? Le pape a-t-il émis des réserves sur certains passages de ce livre ? Non.

 

Les discours de Jésus ne contredisent pas ces phrases, ils les confirment. Il faut croire en lui et en Dieu si l’on ne veut pas être définitivement rejeté et condamné.

 

Proclamer vouloir la concorde et la paix dans le monde comme le font les responsables chrétiens est louable, mais ils oublient toujours de préciser que la condition de cette paix est une soumission totale à Dieu et à Jésus et que ceux qui s’y refusent seront punis en conséquence. La doctrine de Jésus, exposée dans les Evangiles, est très claire sur ce point. Il ne doit y avoir qu’un seul troupeau avec un seul pasteur dans le monde.

 

Est-il raisonnable d’espérer obtenir la paix dans le monde à cette condition ?

Ne faudrait-il pas que l’Eglise catholique évite d’écrire dans son catéchisme(2105) :

 

« Les chrétiens sont appelés à être la lumière du monde. »

 

Reprenant ainsi le Sermon sur la Montagne de Jésus,

« Vous êtes la lumière du monde. » Saint Matthieu(5,14).

 

Tous les chrétiens pensent-ils vraiment que le monde serait dans les ténèbres si la croyance en Jésus n’existait plus ?

 

Qui doit-on croire quand on peut lire aussi dans le Coran, à propos des musulmans :

 

« Vous êtes le peuple le plus excellent qui soit jamais surgi parmi les hommes. » Sourate (3,106)

 

Et que l’on peut lire aussi dans la Thora à propos des juifs :

 

« Yahvé t’a choisi pour être son peuple à lui parmi tous les peuples qui sont sur la terre. » Deutéronome(14,3)

 

Quand des religions indiquent vouloir la paix dans le monde et prétendent en même temps être supérieures aux autres, on ne peut être que préoccupé.

 

Quand des religions ont pour objectif d’imposer leur vérité et leur manière de vivre à ceux qui ne pensent pas comme eux, il semble difficile, pour ne pas dire impossible, d’imaginer que les hommes ne s’entretueront plus à cause de leur croyance en Dieu.

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Published by Olivier Bach - dans Religions
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commentaires

ska 16/02/2016 11:25

N'importe qui peut répondre votre question de fin... Ce n'est pas l'islam qui éclaire le monde, et ce monde progresse par les juifs et les chrétiens.
Il suffit de se pencher sur les hommes de luttes et leur foi.

Quand à votre analyse de "l'histoire du christianisme" je vous invite à la regarder avec plus de rigueur. Lorsqu'on parle de fondement, on peut pas parler de l'empire catho, des papes... on parle de la BIBLE (qui défonde explicitement ces choses).
Donc si vous étudiez le christianisme demandez vous comment il a traversé 3siècle sans pouvoir politique ni argent, demandez vous par quel méthode elle s'est politisée, ainsi que par quels biais elle s'est effrondrée ? Demandez-vous aussi qui était la cible de l'empire chrétien et que faisait-il (vaudois, huguenot, protestant..) .. bref étudiez la bible dans son ensemble en premier, vous parlez sans changer de lunettes...

Par exemple vous parlez de la parabole de luc 19,
non seulement la parabole n'est pas la pour enseigner sur le jugement dernier (mais enseigner à mettre ses dons au service des autres, ne pas être oisif) mais vous recentrez le climax sur l'aparté prophétique sans vous intéresser au judaïsme: ainsi vous parlez d'égorgement d'un point de vue pré-islam sans saisir le sens biblique de ces choses.
Qui est l'agneau égorgé ? Qu'est-ce que l'agneau Yom Kippour ? (d'ailleurs l'islam égorge pcq qu'il ne comprenne rien au judaïsme...)

Jésus est l'agneau égorgé pour le monde pécheur ; l'expiation par bouc émissaire.
Effectivement dans cet aparté il introduit le fait que celui qui refuse que ses dettes soient payés, devra les payer lui-même.
Il faut être sacrément malhonnête pour prétendre un appel au meurtre ;
- il s'agit de vérités célestes, non d'un ordre. (l'ordre terrestre est "ne soyez pas oisif au bien")
- Jésus lorsqu'il est en danger de mort dira "repose ton épée, celui qui prend l'épée moura par l'épée", il réparera l'oreille de son agresseur agressé, il se laissera clouer en criant "pardonne-leur" et mourra en tant que dieu offrant sa vie en rançon pour tous.

Alors non, le message de paix n'est pas en ce qu'il dit, mais en ce qu'il est : le messie.
Mais on ne peut pas comprendre un religion sans s'y intéresser. Dire que jésus n'a dit "aimez vous" qu'à ses disciples entre disciples non seulement c'est faux mais en plus c'est ne pas s'être demandé la composition de ses disciples... un pute, un pharisien, un pur israelite, un voleur, un extremiste d'israel, un traitre d'israel, un médecin, un pêcheur....

C'est dommage que tu n'appliques pas tes maximes à toi-même..: ton idéologie n'est-elle pas égale à ton incuriosité ?

Olivier Bach 16/02/2016 18:52

Vous affirmez que ce monde progresse par les juifs et les chrétiens. Quelle prétention!

soppa 08/12/2015 00:34

Comme ils écoutaient ces choses, Il ajouta une parabole, parce qu'Il était près de Jérusalem, et qu'ils pensaient que le royaume de Dieu allait être manifesté à l'instant.

Lc 19,12. Il dit donc: Un homme de haute naissance s'en alla dans un pays lointain, pour prendre possession d'un royaume, et revenir ensuite.

Lc 19,13. Ayant appelé dix de ses serviteurs, il leur donna dix mines, et leur dit: Faites-les valoir jusqu'à ce que je revienne.

Lc 19,14. Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent après lui une ambassade, pour dire: Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.

Lc 19,15. Et il arriva qu'à son retour, après avoir pris possession du royaume, il ordonna qu'on appelât les serviteurs auxquels il avait donné de l'argent, pour savoir comment chacun l'avait fait valoir.

Lc 19,16. Le premier vint, et dit: Seigneur, ta mine a produit dix mines.

Lc 19,17. Et il lui dit: C'est bien, bon serviteur; parce que tu as été fidèle en peu de chose, tu auras puissance sur dix villes.

Lc 19,18. Le second vint, et dit: Seigneur, ta mine a produit cinq mines.

Lc 19,19. Et il lui dit: Et toi, sois établi sur cinq villes.

Lc 19,20. Un autre vint, et dit: Seigneur, voici ta mine, que j'ai tenue enveloppée dans un mouchoir;

Lc 19,21. car je t'ai craint, parce que tu es un homme sévère: tu enlèves ce que tu n'as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n'as pas semé.

Lc 19,22. Il lui dit: Je te juge par ta propre bouche, méchant serviteur. Tu savais que je suis un homme sévère, enlevant ce que je n'ai pas déposé, et moissonnant ce que je n'ai pas semé;

Lc 19,23. pourquoi donc n'as-tu pas mis mon argent à la banque, afin qu'à mon retour je le retirasse avec les intérêts?

Lc 19,24. Puis il dit à ceux que étaient présents: Otez-lui la mine, et donnez-la à celui qui en a dix.

Lc 19,25. Et ils lui dirent: Seigneur, il a dix mines.

Lc 19,26. Je vous le dis, on donnera à celui qui a déjà, et il sera dans l'abondance; mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a.

Lc 19,27. Quant à mes ennemis, qui n'ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et tuez-les devant moi.



il s'agit d'une parabole visant à nommer des dérives: il parle d'un roi et de ce qu'il fait et dit pas de lui... c'est l'histoire d'un roi qui demande à ce que l'on tue ses ennemis... c'est pas compliqué à comprendre...

Olivier Bach 08/12/2015 11:24

Puis-je vous faire remarquer que le Vatican affirme le contraire, à savoir que Jésus parle bien de lui dans cette parabole?

laurent 24/04/2015 15:43

" Celui donc qui violera l’un de ces moindres préceptes, et enseignera aux autres à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux."Jésus approuve donc les appels aux meurtres de tous ceux qui se permettent de contester la puissance et l’autorité de Dieu?? C'est dans ce verset que vous voyez un appel au meurtre? dans le terme "celui qui les exécutera"? Il s'agit d'exécuter les préceptes...pas d'exécuter ceux qui les violent...

Olivier Bach 25/04/2015 12:34

Il semble que vous ayez mal lu mon article.

max 22/04/2015 18:53

Un questionnement intéressant sur l'historicité de JC mais aussi de la mauvaise foi (sans jeu de mots !) : extraire la fin de la parabole des trois serviteurs pour mettre dans la bouche de JC ce qui vient du maître de la parabole alors que cette parabole est une des plus problématiques de l'Evangile de Luc, c'est assez tordu. Cette parabole m'avait beaucoup marqué quand j'étais au catéchisme à 17 ans, et je me demandais dans quelle mesure les calvinistes la prenaient comme un encouragement à utiliser les talents (au sens de dons) donnés par Dieu voire à amasser des richesses. Mais jamais je ne l'avais interprétée comme un appel au meurtre lancé directement par Jésus contre les mécréants !! Vous jouez pas mal sur les mots pour confirmer votre pressentiment et pour cela, n'hésitez pas à les isoler du sens général du texte : 1) je trouve le procédé peu rigoureux et 2) la plupart des chrétiens, même les protestants, ne vénèrent pas le texte mot à mot et admettent qu'il a pu y avoir des corruptions dans les transcriptions des paroles de JC, ce qui rend caduque vos interprétations basées sur quelques mots isolés de leur contexte.

Olivier Bach 23/04/2015 12:37

Je peux comprendre que cette parabole dérange les chrétiens convaincus aujourd'hui de la grande bonté de Jésus. Est-ce une raison pour l'évacuer en prétendant que le texte ne correspond pas aux paroles exactes de Jésus?
Quand ce sont des paroles qui correspondent à l'idée que l'on se fait de Jésus, elle sont considérées comme vraies. Elles sont prises mot à mot sans y chercher des sens cachés.
Par contre, quand elles contredisent cette idée, on estime qu'elles ne peuvent être que fausses. Il ne faut surtout pas les valider mot à mot.
Est-ce bien sérieux?
D'autant plus que le Vatican confirme que l'on doit comprendre ce texte comme un appel au meurtre.
Pendant un très grand nombre de siècles, les chrétiens n'ont pas contesté cet appel au meurtre. Ce n'est plus le cas pour certains croyants aujourd'hui. Ils ne font que se cacher de la réalité.

Robert 21/04/2015 21:48

Pour éclairer votre réflexion sur la phrase "Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive", je vous invite à prendre en compte la totalité du contexte dans lequel est énoncée cette phrase ainsi que les différents passages ou cette phrase est relaté. En effet la Bible est une histoire, on ne peut tronquer des passages pour leur faire dire ce que l'on souhaite.

Luc chap 12, 51-53
51 Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.
52 Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois;
53 le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère."

Mat 10, 34-36
34. Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. 35 Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; 36 et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.

Qu'a voulu dire Jésus avec cette phrase ?
Jésus indique ici, qu’il est venu faire la distinction entre la Vérité et le Mensonge, dans un monde en confusion. En aucun cas, Jésus n’appelle ses disciples à prendre les armes pour convertir les hommes au christianisme. Il ne s’agit donc pas de violence, mais d’une obligation de se positionner par rapport au chemin que propose le Christ. Ensuite, il faut entendre épée dans le sens « séparer » et « diviser » ceux qui seront avec ou contre Lui. En effet, la conversion au Christ implique un changement radical dans le coeur de l'homme et peut nécessairement diviser les hommes (comme dans toute position) selon les attitudes qu'ils choisissent. Jésus annonce lui-même que cette division aura des conséquences dans les familles (parents, enfants, etc…).

Ensuite Jésus précise "Je ne suis pas venu apporter la paix SUR TERRE". Ces 2 dernier termes ont leur importance dans la mesure où Jésus avait affirmé que sa royauté n'est pas de ce monde. En d’autres mots, Jésus n’est pas venu pour réformer la structure sociale de ce monde. Il n’est pas venu apporter une paix sociale à un monde qui vit dans le péché.

Bien à vous

Olivier Bach 22/04/2015 11:50

Votre commentaire confirme mon analyse. Le message de Jésus divise les hommes. Libre à vous de considérer qu'un message qui divise est un message de paix et d'amour. J'en ai une conception différente.

cilnoalsea 16/07/2014 12:22

Vous dites qu'il n'y a aucune trace de l'existence de Jésus, je ne mentionnerai pas Flavius Josephe qui ne fait pas l'unanimité parmi les historiens. En revanche le Saint Suaire n'est pas une preuve archéologique selon vous ?

Olivier Bach 17/07/2014 11:02

Non, désolé. Au contraire, vouloir faire croire que ce bout de tissu serait une preuve de l'existence de Jésus montre l'absence totale d'éléments justifiant son existence passée.

snoring causes 09/04/2014 13:55

This is such a mediocre review about the true nature of Jesus. And I would like to see the historical facts and proofs that you claim to be there for the other gods. It si all such a manipulative way to deter the people form the path of Jesus

mourier 04/02/2013 13:45

04 Fevrier 2012. Je suis entièrement d'accord avec cet article.J'ai été Catholique et ensuite mormon.Diplômé en théologie de cette dernière église.Les critiques portées à votre encontre sont
toujours les mêmes et toujours d'aussi "mauvaise foi". Versets tirés de leurs contextes, accusations sans fondement etc etc etc. Je connais la musique. Vous avez tout mon soutien. MOURIER Hubert

Olivier Bach 12/02/2013 12:01



Merci pour votre commentaire. Les critiques sont toujours intéressantes à lire, même si elles ne sont pas objectives. Elles montrent une façon de pensée qui n'est pas toujours le fruit de la
raison surtout en matière de religion. Mais heureusement, chacun est libre de penser ce qu'il veut.



Maud 06/04/2012 00:31

bonjour,
je trouve votre analyse plutôt complète de ce point de vue. Félicitation, un certain travail de recherche à été produit...approfondissez encore et bonne chance dans votre quête.

dionysos 09/10/2015 20:42

les paiens en Europe avant le christianisme étaient finalement plus tolérants et bien moins exigeants que les gens du livre et en plus il y avait du charme et de la poésie avec la mythologie; on a hélàs fait rentrer le cheval de Troie dans notre belle Europe; comprenne qui pourra!!

Olivier Bach 06/04/2012 10:48



Merci pour votre commentaire et je vous conseille de lire mon livre "Dieu et les religions à l'épreuve des faits", téléchargeable gratuitement. Vous y trouverez l'approfondissement que vous
attendez.