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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 17:40

Une telle annonce peut paraître scandaleuse et provocatrice.

Je ne fais pourtant que me référer aux résultats d’une étude épidémiologique incontestée, publiée en juin 2004 par Richard Doll, Richard Peto et al, intitulé    « Mortalité en relation avec tabagisme : 50 ans d’observation de docteurs britanniques. », que l’on peut consulter sur le site internet suivant : http://www.bmj.com/content/328/7455/1519

Elle a suivi de 1951 à 2001, plus de 34 440 médecins, dont 83% fumaient au début de l’étude. Ils ont répondu à des questionnaires régulièrement et les causes de leur décès étaient analysées avec précision. Des résultats ont été publiés pratiquement tous les dix ans.

Tous les épidémiologistes ou les médecins dans le monde, spécialisés sur le sujet, se réfèrent à  cette étude pour présenter leurs analyses. Il n’est pas exagéré d’écrire que cette étude est considérée par ces spécialistes comme « la vérité scientifique » des effets du tabac sur la santé.

Cette étude a l’avantage unique sur toutes celles qui ont été réalisées depuis 60 ans, de pouvoir mesurer sur le long terme la mortalité de ceux qui fument et de ceux qui ne fument pas. A ce titre, elle indique clairement que ceux qui ne fument pas de cigarettes ont très peu de cancer du poumon, alors que ceux qui fument des cigarettes en ont beaucoup plus, jusqu’à quarante fois plus pour les très gros fumeurs.

Elle étudie également les effets de l’arrêt de la consommation de cigarettes à des âges différents sur la mortalité.

Voici ce qu’elle nous indique, figure 4 :

  doll2

 

Sachant qu’une figure précédente avait indiqué un écart de 10 ans d’espérance de vie entre fumeurs et non-fumeurs, voici le commentaire des auteurs de l’étude concernant ces graphiques :

« La mortalité des ex-fumeurs est montrée sur la figure 4, qui ( sachant la possibilité d’une cause contraire) indique que même un fumeur âgé de 60 ans peut gagner finalement 3 ans d’espérance de vie en arrêtant de fumer…Ceux qui arrêtent à environ 50 ans, gagnent environ 6 ans d’espérance de vie ; ceux qui arrêtent à environ 40 ans gagnent environ 9 ans ; et ceux qui arrêtent avant l’âge moyen gagnent environ 10 ans et ont un modèle de survie équivalent aux hommes qui n’ont jamais fumé. »

On constate donc que si on arrête de fumer des cigarettes avant 35 ans, soit après environ 20 ans de consommation, l’espérance de vie est identique à celle d’un non-fumeur et même…légèrement meilleure (6 mois à 70 ans).

Pour ceux qui ont arrêté de fumer entre 35 et 44 ans, les résultats sont pratiquement identiques avec 1 année de perte d’espérance de vie entre 70 ans et 80 ans seulement.

Ces observations n’étaient pas une découverte. Elles avaient déjà été publiées en octobre 1994 dans le rapport des 40 années de suivi de ces médecins britanniques. Elles ont été confirmées en 2004 et sont donc connues depuis près de vingt ans.

Quelles conclusions en tirer ?

- Fumer des cigarettes jusqu’à 35 ans, soit après un peu moins de 20 ans de consommation, n’a aucun effet sur son risque de mortalité futur, comparé avec un non-fumeur.

- Fumer des cigarettes jusqu’à près de 44 ans, soit après un peu moins de 30 ans de consommation, quelques soient les quantités, n’a pratiquement pas d’effets sur son risque de mortalité futur, comparé avec un non-fumeur.

- Ce n’est qu’à partir de 45 ans que le risque de mortalité augmente très sensiblement pour les fumeurs. La perte d’espérance de vie est alors estimée à 10 ans, pour ceux qui ne s’arrêtent pas de fumer.

Les épidémiologistes du monde entier, ainsi que la grande majorité des médecins spécialisés dans les affections liées au tabac, ont été ainsi informés de ces résultats dès 1994. Ces derniers modifiaient fondamentalement les connaissances que l’on avait précédemment. On savait que l’arrêt du tabac permettait d’améliorer l’espérance de vie, mais on ne savait pas que fumer n’avait aucune conséquence sur sa future mortalité, quand on s’arrête suffisamment tôt.

Ces résultats permettent donc d’affirmer qu’un fumeur âgé de moins de 35 ans n’a pas de séquelles dans son corps pouvant entraîner une surmortalité future par rapport au non-fumeur. C’est parce qu’il fume après 35 ans qu’il risque une mortalité précoce par rapport au non-fumeur.

Cela veut dire aussi que les produits annoncés comme cancérigènes dans la fumée de cigarette, ne sont pas actifs avant l’âge de 35 ans, puisqu’ils ne provoquent rien d’irrémédiable concernant des risques de surmortalité future.

Non seulement cette information fondamentale n’est jamais publiée, mais c’est son contraire que l’on peut lire.

Un exemple, parmi beaucoup d’autres se trouve dans la brochure sur les cancers du poumon, éditée par La Ligue contre le cancer en 2009, destinée au grand public :

« La durée de l’exposition à la fumée de tabac (nombre d’années pendant lesquelles on a fumé) et donc l'âge de début (plus on commence tôt, plus la durée est grande) est quatre fois plus déterminante que la quantité de cigarettes fumées. »

http://www.ligue-cancer.net/shared/brochures/cancers-poumon.pdf

La réalité est qu’un jeune de 20 ans qui fume plus d’un paquet de cigarettes par jour n’a pas plus de risques d’avoir un cancer du poumon ou une autre affection mortelle qu’un non-fumeur, s’il s’arrête de fumer avant 35 ans.

Cela ne veut pas dire que ces jeunes n’auront jamais un cancer du poumon. Cela veut simplement dire qu’ils n’en auront pas plus que les non-fumeurs.

Compte tenu du fait qu’il n’y a  aucune raison d’estimer que les autres résultats de l’étude sur les médecins britanniques sont des vérités scientifiques et que ceux que je viens de présenter ne le sont pas, quel est l’épidémiologiste ou le médecin qui va « oser » présenter cette vérité scientifique ? 

Serait-elle même tout simplement acceptée, compte tenu de toutes les informations contraires qui ont été diffusées ? Cette situation illustre bien la perte de crédibilité de la science aujourd’hui. 

Des résultats scientifiques, non contestés, sont donc falsifiés dans le but d’empêcher les jeunes de fumer, alors que son espérance de vie n’est en rien entamée s’il arrête de fumer suffisamment tôt. Est-ce acceptable ? J’estime que non, car la science perd ainsi toute sa pertinence. C’est à cause de ces pratiques que l’on doute, aujourd’hui, des informations scientifiques et ce sont les scientifiques qui en sont responsables.

Il est intéressant de voir ce que vient d’écrire Martine Perez, médecin et rédactrice en chef au Figaro, dans son livre «Interdire le tabac, l’urgence », au sujet de cette étude. Elle y consacre quatre pages, dont ce commentaire :

« La dernière étude a été publiée en 2004, soit plus de cinquante ans après le lancement de l’enquête, alors que Richard Doll, désormais anobli par la reine et pouvant faire précéder son nom de « sir » vient de fêter ses 90 ans. Au bout de cinquante ans de comparaison entre médecins fumeurs et non-fumeurs, il est possible d’affirmer que les fumeurs perdent dix ans d’espérance de vie par rapport aux autres. Surtout, la probabilité de mourir prématurément avant 69 ans est deux fois plus importante pour les premiers que pour les autres…L’arrêt de la consommation à 60, 50, ou 40 ans fait gagner respectivement trois, six ou neuf années. L’abandon de la cigarette offre toujours un bénéfice pour la santé. De multiples enquêtes au cours des soixante dernières années, dans les pays industrialisés ont confirmé ces données. Et les ont précisées : 16% des fumeurs réguliers auront un cancer du poumon, le risque augmentant avec la consommation. Il n’y aurait pas de tabagisme sans risque. »

Pourquoi Martine Perez, qui reprend les informations de l’étude des médecins britanniques, occulte-t-elle les résultats sur les fumeurs qui ont arrêté de fumer des cigarettes entre 25 et 34 ans ? Faut-il rappeler qu’il y était indiqué :

« Ceux qui arrêtent avant l’âge moyen gagnent environ 10 ans et ont un modèle de survie équivalent aux hommes qui n’ont jamais fumé. »

Pourquoi conclut-elle qu’il n’y a pas de tabagisme sans risque, puisqu’elle sait qu’il n’y en a pas avant 35 ans ? D’autant plus qu’elle ajoute dans son livre :

« Même ceux qui ont « peu fumé » et finalement arrêté conserveront longtemps un risque supérieur aux non-fumeurs de développer une maladie grave liée à l’usage du tabac. »

Ou encore :

« Si la consommation globale française a tendance à baisser très légèrement, celle des jeunes fumeurs de 17 ans se maintient à un niveau élevé…La moitié d’entre eux mourront de leur addiction. »

« Mettez 16 fumeurs dans une pièce : l’un mourra d’un cancer du poumon, un autre d’un cancer de la vessie, 3 par maladie cardio-vasculaire…La moitié des fumeurs mourront des conséquences du tabac…»

« Les cardiologues estiment même qu’une seule cigarette pourrait par effet spastique sur les coronaires provoquer l’infarctus et la mort. »

Comment imaginer que Martine Perez falsifie la réalité scientifique sans s’en rendre compte ? On est loin de la méthode scientifique et de l’honnêteté intellectuelle, nécessaires à une connaissance objective des problèmes.

On peut se demander si son livre n’est pas plutôt guidé par un esprit de revanche, quand on y lit :

« Pendant longtemps, les fumeurs ont fait la loi. Si la cigarette de votre collègue vous dérangeait, c’était à vous de changer de place. Ceux qui se plaignaient étaient « liberticides », « sans fantaisie » et « dénués d’intérêt ». Aujourd’hui, la situation s’est inversée. Les fumeurs sont enfermés dans des fumoirs au sein de l’entreprise, entre eux. Comme des malades contagieux. Ils ne sont plus jeunes et beaux comme la publicité voulait les présenter, mais commencent à avoir le teint terreux et des rides prématurés…»

A-t-elle une approche scientifique quand, dans son livre publié en mai 2012, elle affirme que le tabac provoque 60 000 morts par an et que, dans un article du Figaro du 2 mars 2013, elle assure qu’il y a 73 000 morts annuels  dus à la cigarette ? Un minimum de cohérence serait peut-être nécessaire.

La science n’est jamais gagnante avec de tels comportements.

Martine Perez n’est pas la seule à pratiquer le mensonge pour arriver à ses fins. La grande majorité des analyses d’épidémiologistes et de médecins présente les effets de l’arrêt du tabac sur l’espérance de vie, mais tous, occultent les conséquences d’un arrêt du tabac avant 35 ans.

Ce type de comportement, qui n’est pas réservé au domaine du tabac, est une des causes majeure du rejet de la science, car ils falsifient la réalité scientifique.

Quand on sait, de plus, que 84% des gros fumeurs  n’auront jamais de cancer du poumon et que l’âge médian de sa survenance est de 68 ans, il me semble que toutes les recherches dans le monde auraient dû se concentrer sur l’explication de ces observations.  Certains auront pourtant fumé jusqu’à un million de cigarettes tout au long de leur vie.

Certains biologistes avancent des explications génétiques qui sont aussitôt balayées, car elles sont incompatibles avec le discours officiel : il faut que tout le monde arrête de fumer.

Est-ce de la science ?

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Published by Olivier Bach - dans Société
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commentaires

Farage 06/01/2017 10:12

Nouveau post car sur votre blog, seul vous avez le droit de répondre.
Donc réponse à votre réponse sur mon post du 03/01

1)Quelque soit la méthodologie de l'étude, il y a toujours un groupe témoin, n'essayez pas de noyer le poisson et surtout les gens qui ne connaissent pas assez les stats en employant des termes techniques.
Pour faire des comparaisons qui veulent éventuellement dire quelque chose dans l'étude que vous citez, il faut prendre l'ensemble des gens qui fument entre 15 et 35 ans, aussi bien ceux qui arrêtent que ceux qui continuent et les comparer au groupe des non fumeurs à cette tranche d'âge. Là vous aurez le résultat statistique du fait pour une population de fumer entre 15 et 35 ans vs ne pas fumer.
Tout autre comparaison n'est pas valide scientifiquement particulièrement celle que vous faites, totalement fallacieuse, en ne prenant en compte que les gens fumeurs entre 15 et 35 ans et non fumeurs après.
C'est un peu comme si je prenais les très rares cas de personnes qui survivent au cancer du poumon et que je disais "donc le cancer du poumon n'est pas mortel".

2)Je ne suis pas spécialiste de la question et vous crois donc sur parole que le nombre de cancer du poumon au total ne décroit pas ces dernières années.
Je note cependant que vous dites qu'il augmente fortement chez les femmes, population chez qui l'on observe une forte hausse du tabagisme depuis 30 ans.
Il n'a jamais été dit d'autre part que le tabac était la seule cause du cancer du poumon: un non fumeur peut très bien faire un cancer du poumon, fumer ne fait que multiplier le risque d'en avoir un par 10, 50, 100 ou 300 fois suivant la quantité que l'on fume et la durée de consommation.
De nombreux autres facteurs dont les pollutions atmosphériques et domestiques entrent en jeu.

Je persiste donc, votre présentation des résultats de cette étude est totalement érronée et trompeuse, et oublie totalement la rigueur scientifique.
Je ne sais pas quelles sont vos motivations: vous êtes fumeur? Avoca

Olivier Bach 06/01/2017 12:21

S'il vous plait, faîtes l'effort de lire et de comprendre les différentes publications de l'étude sur les médecins anglais dont il est question. Il est impossible d'en discuter sérieusement sans cela.
Quel âge avez-vous pour considérer que l'on observe une très forte hausse du tabagisme chez les femmes?
Dans de nombreux pays, on observe une très forte baisse du tabagisme chez les femmes depuis les années 50-60 et au mieux une stabilisation. Et pourtant l'incidence du cancer du poumon chez les femmes a fortement augmenté. C'est totalement incohérent avec l'indication que 90% des cancers du poumon sont causés par le tabagisme.
Toutes les études épidémiologiques des années 50-60 montraient que les non-fumeurs n'avaient pratiquement pas de cancer du poumon, seulement de l'ordre de 7 pour 100 000. Pensez-vous qu'à cette époque les non-fumeurs n'étaient pas soumis aux pollutions atmosphériques ou domestiques? Elles étaient beaucoup plus importantes qu'aujourd'hui. Là encore ces données sont totalement incohérentes.
Si vous êtes attaché comme moi à la rigueur scientifique, vous devez savoir que quand des données invalident une théorie, c'est que cette théorie est fausse.
Les épidémiologistes, malgré toutes ces incohérences, persistent et signent dans leur annonces concernant le tabagisme et le cancer du poumon. Rares sont ceux qui acceptent de se remettre en question et ceux qui le font sont attaqués par leurs collègues. On assiste au même phénomène en climatologie.
Permettez-moi une dernière remarque. Vous vous exprimez comme si vous étiez un scientifique. A la lecture de vos remarques, j'en doute fortement. Mais je dois admettre qu'aujourd'hui plus rien ne m'étonne en matière de "sciences"...


Farage 03/01/2017 18:21

Vous prenez une phrase d'une étude scientifique:
« Ceux qui arrêtent avant l’âge moyen gagnent environ 10 ans et ont un modèle de survie équivalent aux hommes qui n’ont jamais fumé. »
Et vous en déduisez que Mme Perez (que je ne connais pas) tire des conclusions hâtives et marquée du sceau de la manipulation: "Pourquoi conclut-elle qu’il n’y a pas de tabagisme sans risque, puisqu’elle sait qu’il n’y en a pas avant 35 ans ?"

La vraie question comme dit dans mon précédent post (auquel il ne m'est pas possible de répondre d'où celui-ci), la vraie question donc est de prendre L'ENSEMBLE des personnes qui fument entre 15 et 35 ans, ceux qui ont arrêté et ceux qui ont continué et de comparer leur courbe de survie à celle de ceux qui n'ont jamais fumé.

Je suis certain qu'il apparaît alors une beaucoup plus forte mortalité des fumeurs car il est très difficile de s'arrêter lorsque l'on a commencé et donc la grande majorité des jeunes fumeurs continue après 35 ans, parfois jusqu'à la fin de leur vie.
D'où la conclusion de Mme Perez.
C'est le B A BA des statistiques de comparer des groupes comparables et non de prendre "le groupe qui va bien" pour le comparer au groupe contrôle.
Soit vous le faites sans le savoir soit vous cherchez à manipuler vos lecteurs.
Fondé sur les statistiques générales INSERM depuis 1981 en France, voilà une autre vision des chiffres:

1 femme sur 20 aura un cancer du poumon.
1 femme sur 22 mourra d'un cancer du poumon.
Donc 10% des malades guérissent.
1 fumeuse sur 7 contre 1 non fumeuse sur 143 aura un cancer du poumon...

1 homme sur 11 aura un cancer du poumon.
1 homme sur 12 en mourra.
Donc 9% des malades guérissent.
1 fumeur sur 5 contre 1 non fumeur sur 67 aura un cancer du poumon...

Maintenant si vous voulez fumer et faire fumer vos enfants, ça vous regarde et c'est votre liberté mais il faut savoir regarder les risques en face.

Olivier Bach 04/01/2017 18:27

C'est effectivement la vraie question, mais il me semble que vous n'avez pas étudié l'étude des médecins anglais, dont il est question dans les commentaires de Mme Perez. Si vous l'aviez fait, vous auriez constaté que cette étude répond exactement à la question que vous vous posez. De plus, il ne s'agit pas d'une étude de cas-témoins comme vous semblez le penser, mais d'une étude de cohorte. Votre remarque sur les groupes de contrôle n'est donc pas pertinente.
Sachez que je ne parle que de faits et ne cherche à manipuler personne.
Vous prenez pour argent comptant tout ce qu'on vous raconte sur le sujet. Moi non, et justement c’est parce que j'ai quelques connaissances en statistiques.
Comme je l'ai déjà expliqué, nous n’avions aucun élément pour vérifier la pertinence de toutes ces études épidémiologiques jusqu'au environ des années 90, puisqu'on nous expliquait qu'il fallait trente ans pour constater les effets de la baisse du tabagisme sur le cancer du poumon. On nous disait à cette époque que la baisse du tabagisme ayant commencé à être importante à partir du début des années 60, il fallait attendre les années 1990 pour constater une baisse importante des cancers du poumon en liaison avec la baisse du tabagisme.
Depuis 1995, je regarde chaque année les statistiques de l’incidence du cancer du poumon. Le moins que je puisse dire, c’est que non seulement il n’a pas été constaté de baisse, mais au contraire il y a eu une légère hausse chez les hommes et une très forte hausse chez les femmes.
En 2015, si fumer était la cause de 90% des cancers du poumon, on aurait dû constater une baisse de plus de 50% de l’incidence des cancers du poumon par rapport aux données du début des années 80 chez les hommes et une baisse de 30% chez les femmes.
Par contre on constate une augmentation très importante de l’incidence du cancer du poumon chez les personnes n’ayant jamais fumé. Cette réalité est parfaitement en ligne avec l’augmentation de la proportion de personnes n’ayant jamais fumé dans la population.
Que conclure d’un tel constat ?
S’il n’y a pas de discussions à avoir sur la pertinence des études épidémiologiques descriptives, il est temps de se poser des questions sur la pertinence des études épidémiologiques analytiques.
L’augmentation de l’incidence des cancers du poumon analysés dans le cadre d’une baisse importante du tabagisme montrent que les études épidémiologiques analytiques comportent trop de facteurs de confusion et de biais pour qu’on les considère comme fiables.
Il est temps de s’en rendre compte et d’arrêter de prendre des dispositions d’ordre public sur la base de leurs résultats qui n’ont aucune fiabilité.

Farage 02/01/2017 10:38

Les statistiques changent j'imagine si l'on prend l'ensemble des jeunes qui fument entre 15 et 35 ans et que l'on compare leur espérance de vie à celle de ceux qui ne fument pas à cet âge là, c'est sans doute là la différence d'approche entre vous et Martine Perez.
Statistiquement, la différence d'opinion vient du pourcentage de fumeurs entre 15 et 35 ans qui arrêtent de fumer à 35 ans: 10%? 25%?
Et donc comme fumer entre 15 et 35 ans est très certainement un indicateur de la condition de fumeur au dessus de 35 ans, au total, les gens qui fument entre 15 et 35 ans ont une espérance de vie inférieure à celle de ceux qui ne fument pas à cet âge.
Dire le contraire est majoritairement perçu comme "c'est bon, je peux fumer en étant jeune" alors que le problème du tabac, c'est d'arriver à arrêter.
Donc je soutiens totalement le point de vue de Mme Perez, le votre n'est même pas soutenu par l'industrie du tabac...La bonne manière d'utiliser l'exploitation statistique que vous faites est de dire particulièrement aux jeunes d'arrêter le plus vite possible le tabac et surtout de ne pas commencer, c'rest une drogue dure qu'il est extrêmement difficile d'arrêter.
Dites nous plutôt le pourcentage de jeunes fumeurs de 15 ans qui ont arrêté à 35ans et celui de ceux qui fument toujours à 45 ans, ce serait plus utile et plus juste.

Olivier Bach 02/01/2017 12:01

Dans ce débat, il ne s'agit pas de point de vue, mais de faits. L'étude dont il est question est très précise dans ses conclusions. Les personnes qui arrêtent de fumer avant 35 ans ont la même espérance de vie que ceux qui ne fument pas. Dans mon article, je ne fais que préciser que quand on veut avoir une approche scientifique, on ne peut pas ne prendre que les résultats qui correspondent à notre thèse et occulter ceux qui ne la valident pas.
Dire aux jeunes de ne pas fumer parce qu'ils auront beaucoup de mal à arrêter le jour où ils l'auront décidé est un conseil qui correspond à la réalité. Mais falsifier les résultats d'une étude pour conforter ce conseil est contraire à l'esprit scientifique.

Jo 17/12/2016 18:16

Bonjour,

Je trouve votre analyse des statistiques tout à fait intéressante. Mais selon vous comment comprendre le résultat des études récentes expliquant que "le risque de mourir de cancers pulmonaires est neuf fois plus important pour les personnes qui fument régulièrement une cigarette par jour, par rapport à celles n'ayant jamais touché une cigarette. Chez ceux qui fument régulièrement entre une et dix cigarettes par jour, la probabilité de mourir d'un cancer du poumon est près de douze fois plus grande que chez les non-fumeurs selon l'étude."
J'avais lu des articles prétendant que les petits fumeurs étaient surtout à risque au niveau des infarctus mais pas au niveau du cancer du poumon...
Cela ressemble à de la désinformation, non ?

Olivier Bach 04/01/2017 19:07

Tous ceux qui ont fumé ont pu constater eux-mêmes les méfaits que cela pouvait provoquer sur leur santé, surtout à partir de la trentaine. Il n'a jamais été question pour moi de nier ces réalités.
A partir du moment où une baisse du nombre de fumeurs n'entraîne pas une baisse de l'incidence des cancers du poumon et que par contre elle entraîne une augmentation de l'incidence des cancers du poumon chez ceux qui n'ont jamais fumé, personne ne devrait pouvoir continuer à affirmer que 90% des cancers du poumon sont causés par le tabagisme.
J'ai lu l'étude l'étude norvégienne. Elle est comparable en moins importante et moins longue à celle des médecins anglais.

Une petite recherche sur l'incidence du cancer du poumon en Norvège se trouve ici:

https://www.kreftregisteret.no/globalassets/cancer-in-norway/2014/cin_2014.pdf

Regardez la page 19. Vous y verrez que l'incidence du cancer du poumon ne baisse pas chez les hommes et monte très fortement chez les femmes. Et encore il s'agit de standardisation par âge, ce qui diminue l'augmentation réelle.

Sachant que le pourcentage de fumeurs a fortement baissé depuis les années 60, doit-on considérer l'étude que vous indiquez comme pertinente sachant qu'elle indique pratiquement que si on ne fume pas, on ne risque pas de cancer du poumon?

Farage 03/01/2017 18:28

Les gros fumeurs (supérieur à 20 cigarettes par jour) ont un risque extrêmement fortement accru de faire un cancer du poumon ou de la vessie, près de 100 fois plus qu'un non fumeur.
Chez le petit fumeur, l'augmentation du risque est bien moindre mais est effectivement très rapidement un multiple de 10.
Je vous conseille la lecture de cet article du BMJ, en Anglais, qui a observé spécifiquement les très petits fumeurs (1 à 4 cigarettes par jour): http://tobaccocontrol.bmj.com/content/14/5/315.full
C'est à partir de résultat de ce type que toute personne fumant à partir d'une cigarette par jour est considérée comme fumeuse à à risque accru de maladies cardio-vasculaire et de cancer.
L'article ne prend pas en compte les maladies pulmonaires (asthme, bronchite chronique, emphysème) qui sont elles aussi provoquée à 90% par la cigarette.

Fumez si vous voulez mais regardez les risques en face.
Un ami gros fumeur vient de mourrir à 48 ans d'un cancer du poumon: c'est pas drôle pour ses trois enfants et c'est une fin effroyable.

Olivier Bach 18/12/2016 12:17

Afin de vous faire une idée sur la question, je vous propose de bien analyser l'étude suivante:

http://journal.waocp.org/article_25524_3f181431c2da47ae03ead3f9dc55b8ef.pdf

Cette étude a été financée en partie par l'IARC, Agence Internationale de recherche sur le cancer, qui dépend de l'OMS. Cette étude a donc été validée par les plus grands experts mondiaux...
Vous y constaterez que les résultats bruts ne permettent pas de montrer que fumer provoquent plus de cancers du poumon que nombre d'autres produits de consommation. Mais qu'après un traitement statistique "approprié", on arrive à montrer que le tabac devient un des produits les plus nocifs en matière de cancer du poumon, mais nettement moins que...l'alcool.
Alors à quoi tout cela ressemble? Je vous laisse le soin d'en juger.

Pascal 29/02/2016 13:56

Bonjour Mr Bach
J'ai lu votre article avec attention.
J'ai 49 ans, suis sportif assidu course à pied, vélo et natation ... et je fume 3 cigarettes par jour.
Plusieurs publications affirment que le risque cardio vasculaire est identique pour les petits fumeurs que pour les gros. Quel est votre avis sur la question ?

Olivier Bach 01/03/2016 14:13

Je n'ai pas d'avis sur la question. Vous trouverez aussi des publications qui vous indiqueront qu'il y a un risque cardio vasculaire dû à une pratique intensive du sport à partir d'un certain âge...Certains vous diront aussi que les risques se cumulent...

La question est faut-il avoir peur de tout ce que racontent les épidémiologistes et les médias? Depuis hier, tous les médias ne cessent de parler du risque de syndrome Guillain-Barré par le virus Zika.
Par exemple, voici ce qu'en écrit Le Monde:

http://www.lemonde.fr/sante/article/2016/03/01/le-virus-zika-provoque-bien-des-syndromes-de-guillain-barre_4874033_1651302.html

On constate donc qu'il y a eu 2,4 cas sur 10 000 d'infection par le virus. Parmi ceux-ci seuls 20 à 30% sont graves. Cela veut dire qu'ils ont constaté un seul problème grave sur une personne parmi 13 000 personnes infectées par le virus. Compte tenu de ce résultat, doit-on affoler les populations en cas d'infection par le virus Zika? Il me semble qu'un peu de bon sens serait nécessaire et qu'il serait souhaitable d'affirmer que si l'on est infecté par le virus Zika, le risque d'avoir un syndrome de Guillain-Barré est pratiquement nul. Que dire de plus quand on a constaté que sur 13 000 personnes, 12 999 n'auront rien de grave et une seule aura une détresse respiratoire.

seb 29/02/2016 07:51

Juste bravo

Jim 18/02/2016 21:54

Bonjour,
Pensez vous qu il soit possible d avoir un cancer du poumon du a la cigarette a 25 ans ?
Merci

Olivier Bach 19/02/2016 12:10

Les dernières données publiées par l'Institut de veille sanitaire indiquent qu'en 2012, il y a eu en France 13 nouveaux cas de cancer du poumon dans la tranche d'âge 25-29 ans.
Il est fort possible que plusieurs de ces nouveaux cas et peut-être même la totalité étaient des fumeurs.

En 2012, selon l'INSEE, il y avait 1 904 290 personnes âgées entre 25 et 29 ans. Selon l'INPES, 40% de cette tranche d'âge fumait, soit environ 760 000 personnes.

On constate donc qu'il y a eu en 2012, 17 nouveaux cas de cancer du poumon sur ...1 000 000 de fumeurs. Peut-on alors affirmer que ces cancers du poumon sont dus à la cigarette? Je veux bien qu'on attribue ces cas de cancer du poumon au fait qu'ils fumaient, mais alors il faut nous expliquer pourquoi les 999 983 autres fumeurs n'en ont pas eu.

Fumer est nocif pour sa santé, mais la preuve scientifique d'une causalité entre fumer et cancer du poumon est remise en cause par les données statistiques des 20 dernières années. Pour prouver cette causalité, il faudrait pouvoir montrer que toute baisse du nombre de fumeurs dans la population a entraîné une baisse des nouveaux cas de cancer de poumon. Ce n'est malheureusement pas ce que l'on observe.

Dom 13/02/2016 12:39

Ca veut dire que quelqu un qui fume de 15 a 35 ans, soit 20 ans de tabagisme n a aucun risque de cancer ?

20 ans de tabagisme c est enorme, cela m etonerais que ce soit possible de s en sortir sans rien

Olivier Bach 14/02/2016 19:05

Suivant ce qu'affirment les épidémiologistes, c'est pourtant le cas. Ils n'affirment pas qu'il n'y a aucun risque de cancer ou d'autres maladies, mais que le risque est équivalent à celui du non-fumeur puisque son espérance de vie sera la même.

Michel 11/02/2016 17:33

Bonjour,
Il y a de plus en plus de cancer des poumons chez des jeunes fumeur de moins de 30 ans...
Quand on sait qu il peut suffire de 5 ans de tabagisme pour développer un cancer du poumon, et qu il y a de plus en plus de cancer du poumon dans la tranche 20/30 ans, votre etude me semble fausse..

Olivier Bach 14/02/2016 19:02

Je n'ai pas écrit qu'il n'y avait pas de relation entre cancer du poumon et tabagisme. C'est la relation affirmée comme étant de cause à effet que je conteste. Le tabagisme est toxique et il peut amplifier la baisse d'efficacité du système immunitaire liée à l'âge chez certaines personnes. L'alcool et d'autres toxiques ont certainement le même effet et plus on consomme ces toxiques, plus l'effet sera important quand on vieillit.

Concernant les cellules cancéreuses, je pourrais suivre votre raisonnement si l'on constatait que les non-fumeurs ont des cellules cancéreuses totalement différentes de celles des fumeurs. Malheureusement ce n'est pas le cas. Je rappelle simplement que jusqu'aux années 90, compte tenu des habitudes tabagiques dans les années 50-60, il était normal de trouver que 90% des personnes atteintes d'un cancer du poumon étaient des fumeurs ou des ex-fumeurs.

Quand on estime qu'il y a une relation de cause à effet entre la consommation d'un produit et une maladie, on doit obligatoirement constater une baisse de l'incidence de cette maladie quand le nombre de consommateurs de ce produit baisse.

Comment confirmer la relation de cause à effet du tabagisme avec le cancer du poumon aux US quand on constate que l'incidence du cancer du poumon était de 122 000 nouveaux cas en 1981 et que les derniers chiffres officiels en 2012 étaient de 211 000. Ramenées à la population de plus de 35 ans à ces mêmes dates, on peut calculer que le taux d'incidence du cancer du poumon était en 1981 de 128 pour 100 000 personnes et qu'il était en 2012 de 129.

Ce résultat est totalement incompatible avec la baisse très importante du nombre de fumeurs dans ce pays depuis les années 60.
Par contre, ce résultat est tout à fait compatible avec la hausse très importante, depuis le début des années 2000, des cancers du poumon chez des personnes n'ayant jamais fumé et même ayant refusé tout contact avec des fumeurs.

Cela pose d'ailleurs de sérieux problèmes aux US actuellement car la population ne comprend pas que l'on puisse avoir un cancer du poumon quand on a jamais fumé. Dans les hôpitaux, il est constaté actuellement que 30% des nouveaux cas de cancer du poumon sont des personnes n'ayant jamais fumé.

Quand on lit les communications actuelles des spécialistes de la question, il apparait qu'ils envisagent de lancer des études sur ce problème...

Michel 13/02/2016 06:36

Vous dites qu il n y a pas de relation entre cancer du poumon et tabagisme,
Pourtant lors de la biopsie, en analysant les cellules cancéreuse,
Les medecins sont capable de dire si il s agit de cancer lie au tabac ou non (les cellules ne sont pas les meme)
Dans 90 % des cas c est lie au tabac

Olivier Bach 12/02/2016 12:38

Je ne sais pas où vous avez trouvé que les cancers du poumon chez les jeunes fumeurs de moins de 30 ans augmentent. La réalité est que les cancers du poumon à cet âge sont rarissimes.
En 2012, il y a eu 18 nouveaux cas de cancers du poumon chez les 20-30 ans sur une population de 3 851 875 individus dans cette tranche d'âge. Ce chiffre est à comparer aux 9 818 nouveaux cas de cancer du poumon entre 60 et 69 ans sur une population de 3 329 049 individus dans cette tranche d'âge.

Vous pouvez télécharger le rapport de l'INVS sur le site:

http://www.invs.sante.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-chroniques-et-traumatismes/2013/Estimation-nationale-de-l-incidence-et-de-la-mortalite-par-cancer-en-France-entre-1980-et-2012

et trouver ces données dans le tableau 2 de la page 45.

Le moins que l'on puisse dire est que si, comme vous l'affirmez, il peut suffire de 5 ans de tabagisme pour développer un cancer du poumon, l'effet du tabagisme est pour le moins totalement négligeable. En effet si l'on considère que 40% des 20-30 ans fument, cela veut dire que 5 fumeurs sur un million vont développer un cancer du poumon dans l'année. A partir de ces données qui correspondent à la stricte réalité, il semble très difficile de conclure à une relation de cause à effet entre tabagisme et cancer du poumon chez les 20-30 ans.

Tout ce que je constate est que les données factuelles qui sont publiées ces dernières années sont en contradiction avec tout ce qui nous a été annoncé sur la relation de cause à effet entre tabagisme et cancer du poumon.

J'ajouterais, comme je l'ai déjà précisé, que je ne considère pas cette étude des médecins anglais comme exacte. Ce sont les épidémiologistes du monde entier qui la considèrent comme exacte. La réalité, c'est que la diminution très importante du nombre de fumeurs depuis les années 60, n'a eu pratiquement aucun effet réel sur l'incidence du cancer du poumon. Ce résultat est en contradiction complète avec une relation de cause à effet du tabagisme est du cancer du poumon.

BOGART 05/02/2016 11:25

Désolé de vous décevoir jeune homme mais j'ai arrêté de me gargariser avec les études "scientifiques" depuis quelques années pour faire le bilan de 40 années d'observations médicales...Et le moins que je puisse constater c'est que la science n'est pas figée car les données évoluent dans un environnement qui évolue aussi!
Les données mentionnées sur comparaison fumeurs/non fumeurs n'indiquaient pas la contamination du tabagisme passif pour les non fumeurs.Je ne connais à ce jour aucune étude prospective comparant une population fumeur à une population non fumeur stricte (aucune exposition la vie durant au tabac!). On ne le pourra qu'après 2025 quand la Nouvelle Zélande aura banni le tabagisme dans son île.Enfin les cigarettiers ont modifié constamment leurs produits (vous avez accès à leurs données de composition chimique et de fabrication?). On observe chez les fumeurs, et seulement chez eux, depuis une dizaine d'années une forte augmentation de cancers de la vessie .Quel produit a été ajouté , au tabac, au papier ? On ne peut répondre à ces interrogations et vous dans le doute ...vous rassurez!
Compte tenu des observations médicales sur toute ma carrière je suis obligé d'adopter le principe de précaution car mon but est de préserver la vie.Je ne rassure donc pas les fumeurs de moins de 35 ans et je combattrai toute ma vie l'Industrie du tabac qui met sciemment en danger la vie des humains pour se constituer des fortunes colossales qui ont servi à la corruption de la quasi totalité des gouvernements, des organes de presse et du cinéma pour piéger les jeunes et les rendre dépendants.

Olivier Bach 06/02/2016 14:27

Je ne cherche pas à rassurer, mais à informer du contenu des études "scientifiques". J'ai mis comme vous, le terme scientifique entre guillemets car les contradictions qui apparaissent quand on les analyse ne peuvent que faire douter de leur pertinence. C'est pourtant sur les conclusions de ces études que se fondent toutes les législations actuelles.
Vous dîtes faire le bilan de 40 années d'observations médicales. Ces observations vous ont-elles permis de trouver une explication sur le déclenchement d'un cancer? Une seule cellule sur des milliards se trouve avoir un développement anormal alors que des milliards de cellules ont été "attaquées" par la fumée de cigarettes pendant des dizaines d'années? Comment expliquez-vous cela? En plus cette cellule n'existait pas un an avant, les cellules du poumon ayant une durée de vie relativement courte.

Pourquoi, alors que 87% des médecins anglais fumaient dans les années 50, seuls 5% d'entre eux sont morts d'un cancer du poumon? Qu'avaient de spécial, les 95% de médecins qui n'ont pas eu à subir un cancer du poumon alors qu'ils fumaient ou, s'ils ne fumaient pas ont été contaminés par le tabagisme passif?
Merci d'avance pour votre réponse.

gaby 04/12/2015 18:30

Intéressant ! Je trouve en effet que la diabolisation de mise concernant le tabac empêche tout raisonnement scientifique qui nécessite des nuances. exemple : il est admis (et démontré) de dire que les cigarettiers ajoutent des additifs qui augmentent la dépendance, mais si on en déduit que moins d'additifs = moins de dépendance (ce qui revient au même), on se fait "descendre" !

Trêve de plaisanterie, finalement, en plus de l'interdiction aux mineurs, il faudrait peut-être indiquer sur les paquets "les adultes de plus de 44 ans ne doivent pas fumer" ?

Marine 02/12/2015 09:09

Non mais c'est scandaleux de véhiculer des choses pareilles. Ca ne vous est pas venue à l'idée que votre super etude est plus que probablement financée par l'industri du tabac riche à trillard. Oui la cigarette n'a aucune incidence sur la santé des - de 35 ans elle l'améliore même. Étrange c'est pour ca qu'a 25 ans je croupie depuis 3 jours à l'hopital pour une inféction pulmonaire avec crachat de sang, qu'on souptonne d' être une tuberculose. Bien entendu je n'ai aucune immunodepression ( vih,hepatite) sinon c'est pas drôle . J'ai arretée définitevement cette merde depuis 3 jours et je sais que sans elle je ne serais pas la ou j'en suis . Je fumai depuis l'âge de 18 ans une moyenne de 10 de ces tueuses par jours . Vous devriez vraiment avoir honte de vehiculer des stupidités criminelles de la sorte

Olivier Bach 02/12/2015 12:25

Je suis désolé de ce qui vous arrive. Néanmoins, comme je l'indique dans l'article, ce que vous considérez comme des stupidités criminelles sont écrites clairement dans une étude qui n'a pas été financée par l'industrie du tabac. Il s'agit au contraire d'une étude qui est reprise par les épidémiologistes du monde entier pour justifier la dangerosité du tabac.
Comme je l'ai écrit à plusieurs reprises, fumer est loin d'être anodin pour sa santé.
Faut-il pour autant occulter des résultats considérés comme scientifiques? Une telle pratique est à l'opposé d'un comportement scientifique et empêche toute compréhension objective des réalités.

Tonio 30/11/2015 15:05

Cette article est une manipulation honteuse des chiffres. Voici pourquoi :
Ce que vous dites en gros aux jeunes, c'est que s'ils arrêtent le tabac à 35 ans, alors pas de problème, ils peuvent commencer à fumer. C'est effectivement vrai, mais comme c'est irresponsable !
En effet, combien de personne parvienne réellement à arrêter, tant le tabac agit comme une drogue dure en terme de dépendance ? Moins d'une personne sur deux. Donc pour les autres, commencer à fumer aura diminué dramatiquement leur espérance de vie, et leur chance d'attraper un cancer du poumon.

En comparant avec une drogue plus efficace, une étude pourrait très bien dire : après une seule prise de crack, il n'y pas de diminution de l’espérance de vie si la personne arrête juste après. Soit. Sauf que dans la réalité, la dépendance est immédiate, et la mortalité très rapide.

Pour ces raisons, ce texte est scandaleux.

Olivier Bach 01/12/2015 12:37

Si je vous comprends bien, c'est l'étude de Richard Doll et Richard Peto qui est scandaleuse puisque je ne fais que reprendre ce qu'ils ont écrit à savoir:

"et ceux qui arrêtent avant l’âge moyen gagnent environ 10 ans et ont un modèle de survie équivalent aux hommes qui n’ont jamais fumé."

Ils étaient donc aussi irresponsables de publier une telle information. Je doute qu'ils ignoraient qu'il était difficile d'arrêter de fumer.
Mais difficile ne veut pas dire impossible. Si c'était impossible, je serais d'accord avec votre commentaire.

xavier 25/11/2015 23:55

vous avez raison dans vos propos, meme si on peut vous reprocher vos titres un peu trop provocateur sachant qu'il faudrait tempérer

proposer plutôt :

FUMER AVANT 35 ANS EST SANS RISQUE POUR SON ESPÉRANCE DE VIE! ok...SI tant est que vous etes capable de vous arrêter à temps. (ce qui n'est pas systématiquement gagné), mais également que vous etes prêt à accepter les autre désagréments du tabac

Outre le cancer, vous avez une pléthore de maladies induites par le tabac (respiratoires, auto immunes, infectieuses etc..) dont certaines potentiellement mortelles ou qui vous gachent bien la vie

Enfin, aucunes mentions aux AVC ou infarctus... qui sont les conséquences directes (fatales bien souvent) de trop de tabagisme.

Conclusion : fumez si vous voulez, mais vous savez à quoi vous vous exposez.

Olivier Bach 01/12/2015 11:58

Je ne peux qu'adhérer à votre conclusion.

Dam 07/09/2015 02:44

Très utile comme article pour inciter à fumer (vous oubliez juste tous les autres problèmes de santé mortels ou non, y'a pas que le cancer dans la vie...)

Olivier Bach 07/09/2015 12:37

J'ai toujours indiqué que fumer n'était pas bon pour la santé. Mais ce n'est pas une raison pour affirmer, comme le font les épidémiologistes et les médecins, que fumer est la cause du cancer du poumon. Les données sur l'évolution de l'incidence de ce cancer infirment ce qui est raconté sur ce sujet depuis des dizaines d'années.

François 15/04/2015 15:34

Merci pour cet article.
La question du cancer est devenue, pour les institutions et d'ailleurs pour l'écrasant majorité de la population, une question idéologique. Il est devenu difficile d'en discuter sereinement (par exemple, si vous dites que tel étude - par exemple celle sur le tabagisme passif, "lever le rideau de fumée" - est bidon, vous êtes considéré comme faisant la promotion du tabac.)

Robert 11/02/2015 11:02

Les études disent que si on arrête avant 35 ans on a la même espérance de vie, 20 ANS PLUS TARDS, qu'un type n'ayant jamais fumé. Mais Cela ne veut absolument pas dire que pendant le temps que vous fumez ou pendant le temps qui vous sépare du moment ou votre corps est redevenu saint vous ne courrez pas de risque. Bref, SI VOUS ARRIVEZ à vous passer de cigarettes pendant 20 ans ET SI VOUS AVEZ LA CHANCE DE NE PAS CONTRACTER DE MALADIE LIEE AUX CIGARETTES FUMEES AVANT, alors oui, votre corps redevient peu à peu comme le corps d'un non-fumeur. Mais encore faut-il y arriver à ce moment là. C'est ce que cet article semble ne pas comprendre.

Olivier Bach 13/02/2015 12:29

Non, les résultats de cette étude sont très clairs. L'espérance de vie de ceux qui ont arrêté de fumer avant 35 ans est strictement la même que ceux qui n'ont jamais fumé.

Dr Chocolatine 27/08/2014 10:17

Je tombe sur votre article et je dis "attention" car les chiffres sont là, ok ! Toutefois, poiur une jeune femme qui fait une embolie pulmonaire, le risque sera de 100%. Pour un homme qui est sédentaire et obèse, s'il fait un infarctus avant 40 ans, celui-ci sera à 99% lié au tabac. Oui, on peut raisonner en fonction de risques et dire à ses patients à 20 ans qu'à son âge, il y a très peu de chances que cela lui soit nuisible. Mais, primo: s'il a un ennui de santé, ce sera 100% pour lui (et pas pour vous) et deuxio, plus tard il essayera d'arrêter, plus ce sera difficile pour vou.
Vous pouvez relayer des informations si vous voulez mais n'incitez pas à la poursuite du tabac. Le tabac est une substance nocive et addictive et ce, dès la première cigarette. Merci !

seyar 06/09/2014 16:39

bonjour à tous,
je me présente rapidement, je m'appelle Henri, j'ai quasi 32 ans, je fume depuis mes 14 ans.
De mes 14 ans à mes 21 ans j'ai pratiqué le sport(vélo majoritairement). Petite précision, qui je pense a une importance, je suis ouvrier menuisier depuis mes 20ans.
Je n'ai aucune maladie ou allergie chronique à ce jour, et n'est malade que très rarement.
Ma consommation de cigarettes est d'1 paquet(20cigarettes) par jour.

Aujourd'hui je suis tombé au hasard sur ce blog, en me renseignant sur l’arrêt du tabac pendant un jeune.
Ce que j'en retire c'est que personne n'a tort ou raison. Pour moi tout n'est question que de proportion. Ce que je puis affirmer savoir, c'est ma propre expérience.
De mes 14 ans à mes 24 environs je n'ai ressenti aucun des effets du tabac. Depuis, ce fut graduel.
Aujourd'hui 32 ans, le constat est le suivant:
_j'ai le souffle court -->problème d'endurance, rythme cardiaque
_les poumons sont obstrués -->présences de glaires constante depuis au moins 5 ans
_dents --> taches et saignements de gencives
_nez --> encombré régulièrement
_migraines --> pas systématiques
Ça c'est le constat physique. Maintenant, voici mon ressenti:
J'ai la sensation d'un corps engourdi , un corps qui m'envoi comme des signaux de rupture ou plutôt d'engorgement. L'impression que la cigarette m'épuise.

J'en conclu donc que ce qui est dit par cet étude peut servir d'appui sur les connaissances sur l'effet du tabac, mais que comme le dit @ Deres dans l'un de ces post plus haut, la quantité de produit est une donnée des plus importante si ce n'est la première.
En somme, cette vérité devenue banalité: ''l'excès est nuisible pour la santé'' est ce qui permet d’être toujours le plus objectif possible.
Fumer est nocif pour l'organisme.
Aujourd'hui je suis asservi à l'addiction à la nicotine et mon corps dit attention.

BACH 27/08/2014 11:06

Je n'ai jamais écrit que le tabac n'était pas une substance nocive et addictive. Mon seul propos se rapporte aux risques de cancer et aux données falsifiées qui sont colportées.
Je n'incite personne à fumer. Fumer n'est pas anodin, et provoque sans aucun doute des effets nocifs sur sa santé, tout comme de nombreuses activités.

Jacojack 20/07/2014 22:47

Cette étude est à mon avis la plus grande arnaque sur la relation tabac-cancer, attribuer tout le mérite à ce Pr Richard Doll qui n'a fait que retarder la prévention grâce à cette étude...
Comme vous le dites, l'échantillion ne concernait que des médecins ce qui n'est pa le plus approprié pour représenter une population, surtout quand le tabac touche les plus pauvres...

Un autre fait intéréssant c'est qu'il y a pas de différence entre fumeur de pipe et de cigare, la question de l'inhalation est aussi controversée ce qui semble être un élément important surtout quand il s'agit du cancer des poumons.
" le rapport original de Hill et Doll de 1950, ceux qui inhalaient la fumée de cigarette dans les poumons présentent une proportion plus faible de cancer que les patients non-inhalateurs. "
Là aussi ça laisse songeur
De plus ce cher Prof Doll a reçu des financement de l'industrie chimique (mosenton) dans des études ultérieures. Ce qui laisse sceptique quant'au financement de cette étude, l'industrie du tabac ayant fait des donations au Royal Collége me laisse encore plus sceptique.
Bref l'industrie du tabac n'aurait pas souhaité meilleure étude.

Ce qu'il faut comprendre à propos du tabac, c'est que la cigarette est un produit défectueux du tabac, dans le sens ou le tabac n'est pas fait pour être inhalé. à part pour le narguilé mais la fréquence est différent par rapport aux cigarettes.

C'est pourquoi pour la pipe ou le cigare le cancer du poumon est très rare, par contre ce mode de consomation n'exclut pas les cancers de la langue, larynx, paharynx, la fumée ayant une action localisée...

vocher 08/04/2014 22:29

Il y a t'il un risque de voire les alveoles pulmonaire endomagé quand on fume depuis 10 ans ? Merci de votre reponse car je suis dans se cas

Deres 08/04/2014 23:46

Il y a des millions de cellules qui mutent sous l'effet des produits cancérigènes. Mais ces mutations sont fortement aléatoires et l'obtention d'une des combinaisons menant à un cancer aiguë via une cellule qui va proliférer est extrêmement improbable. Il faut donc un temps important pour que cela se produise. Après les lois des grand nombre font que cela finit par se produire de façon non improbable malgré des probabilités unitaires très faible.

Pour moi, ce qui est important dans cet étude est que la quantité de cigarette est très importante dans le calcul du risque et que les effets induits ne sont probablement pas linéaires. Notez qu'il existe les mêmes débats sur les effets des radiations. Si à forte dose les effets sont bien linéaires aux doses, à plus faible dose, personne n'est d'accord mais certains pensent qu'il y a des seuils en dessous desquels les effets sont inexistants.

Deres 05/02/2014 14:33

Bonjour,

je pense que votre interprétation du tableau 4 est incorrect. En effet, la vraie incidence du tabac ne provient pas du nombre d'année passé à fumer mais de la quantité cumulée de cigarettes fumées.
Et il est donc tout à fait possible qu'il y ait des seuils d'apparition des problèmes. En effet, le corps possède des mécanismes de défenses en particulier contre le cancer et il y a surement un
"effet dose" quand ces défenses commencent à être submergées.

Donc un gros fumeur qui fume pendant 20 ans aura probablement al même espérance de vie que quelqu'un fumant deux fois moins pendant 40 ans.

De plus, il y a probablement un biais statistiques dans les quantité fumé entre ceux qui arrête et ceux qui continue ... Il me semble probable que ceux qui arrête de fumer avant 35 ans fumait moins
que ceux qui continue.

Finalement, l'étude montre bien que plus tôt on arrête moins il y a d'effets. Donc autant ne jamais commencer car c'est un peu facile de se dire que l'on fume maintenant et que l'on arrêtera dans
10 ans ... cela sent la bonne excuse ...

Olivier Bach 04/04/2016 11:47

Si vous avez des textes scientifiques pour appuyer votre commentaire, n'hésitez pas à m'en faire part.

Nathan 01/04/2016 11:35

"Il me semble aussi important de signaler que le cancer est provoqué initialement par la mutation d'une seule cellule sur des milliards. Si le cancer est le résultat d'une attaque incessante de produits nocifs, pourquoi n'y a-t-il qu'un seule cellule qui mute et non des millions?"

Il y à en réalité des millions de cellules qui mutent : tout le monde développé plusieurs cancers par jours ... immédiatement détruits par le système de défense de notre corps. Mais ce mécanisme n'est pas infaillible. Les lois de probabilité font le reste : plus notre corps est exposé a des substances cancérigènes, plus ces "petits cancers" sont nombreux, et plus le risque que nos systèmes de défense échouent a les détruire, plus le risque de cancer augmente.

Olivier Bach 06/02/2014 19:50



Je suis désolé, mais il ne s'agit pas de mon interprétation, mais bien de celle des auteurs de cette étude qui n'a jamais été contestée.


Il me semble aussi important de signaler que le cancer est provoqué initialement par la mutation d'une seule cellule sur des milliards. Si le cancer est le résultat d'une attaque incessante de
produits nocifs, pourquoi n'y a-t-il qu'un seule cellule qui mute et non des millions?



Isabelle 24/01/2014 21:01

Je connaissais un gros fumeur, il est mort en me tenant la main, non d'un cancer du poumon certes, mais d'une bronchite chronique. C'est-à-dire qu'il est mort étouffé, étranglé par ses glaires,
affamé car secoué de douloureuses quintes de toux qui lui faisaient vomir tout ce qu'il mangeait...
Evidemment que fumer avant 35 ans prédispose à fumer après, tout le monde sait combien il est dur et parfois surhumain d'arrêter, donc bien sûr que fumer avant 35 ans n'est pas sans risque...

Olivier Bach 25/01/2014 17:45



Les non-fumeurs ne meurent-ils pas de bronchite chronique? Le drame est hélas le même pour un fumeur ou un non-fumeur. Par contre, j'ai beaucoup de mal à accepter que l'on puisse, de nos jours,
 laisser mourir une personne de la manière dont vous la décrivez.


Si je vous comprends bien, vous êtes pour l'interdiction de fumer parce que l'on est incapable de s'arrêter de fumer avant 35 ans. Je préférerais nettement lire cette argumentation dans les
documents officiels parce que, au moins, elle n'est pas en contradiction avec l'étude dont je fais référence. Je rappelle que l'étude dont je fais référence est le socle scientifique de toutes
les legislations mondiales sur le tabac. Cela ne veut pas dire que j'estime qu'elle a été validée par les faits, bien au contraire.



barbara 22/01/2014 19:55

Je vous ai lu avec grand intérêt.

Comme vous, je pense que la cigarette a bon dos lorsqu'il s'agit de "lutter" contre le(s) cancer(s). Je pense qu'il y a d'autres facteurs (comme la qualité de l'air) qui sont au moins autant
responsables et qu'on n'incrimine pas à tout bout de champ.

Mais j'ai quarante ans déjà et j'ai arrêté depuis deux ans. C'est peut être pourquoi votre article m'a aussi évoqué l'image d'une jeune personne qui songe à arrêter de fumer mais qui trouve encore
de bonnes raisons pour repousser la décision à plus tard. On ne perd rien à arrêter de fumer, bien au contraire.....Mais les débuts sont hyper durs.
J'espère que vous avez trouvé la force.

Olivier Bach 24/01/2014 14:57



Vous pensez que la qualité de l'air est responsable de cancers. Je ne le pense pas. Si c'était le cas, l'incidence des cancers aurait dû fortement baisser en liaison avec
l'énorme amélioration de la qualité de l'air depuis cinquante ans. Or ce n'est pas le cas. Les données actuelles sur l'incidence des cancers sont en contradiction complète avec l'affirmation
qui prétend que la pollution de l'air provoque des cancers.


 


 


 



Simon 17/01/2014 13:36

Rarement vu un article aussi sot.
Quel serait l'intérêt de faire la promotion du tabac sans risque avant 35 ans alors qu'en faisant cela on encourage à devenir un fumeur à vie et donc appartenant aux tranches supérieures ? Les deux
sont corrélés, réfléchissez à ça.
Par ailleurs, dans votre analyse approximative, vous n'avez pas pensé à la notion d'espérance de vie en bonne santé. Essayez d'intégrer qu'on peut vivre aussi longtemps que les autres tout en ayant
développé un ou plusieurs cancers du fumeur, et que ces maux n'ont pas tué le sujet uniquement parce qu'ils se sont déclenchés à un âge encore précoce (-35 ans), quand l'organisme est plus prompt à
lutter. Donc même espérance de vie, mais chimiothérapie, ablations, etc.
Il vaut mieux ne pas fumer, ne cherchez pas plus loin.

Olivier Bach 20/01/2014 18:29



En quoi est-ce faire la promotion du tabac que d'informer sur ce que dit avec précision une étude utilisée depuis des dizaines d'années pour justifier des mesures d'interdiction du tabac?
Pourquoi ne pas simplement dire que si quelqu'un commence à fumer, il ne pourra plus s'arrêter. Peut-être est-ce parce que ce n'est pas tout à fait vrai? On peut se demander pourquoi il y a 35%
de fumeurs à 20 ans et 5% à 50 ans?


Vous estimez que mon analyse est aproximative. Mais avez-vous remarqué que ce n'est pas la mienne, mais celle d'un épidémiologiste qui a présenté des résultats considérés par tous comme
incontestables.


Si vous contestez cette étude, et vous en avez le droit, vous devez aussi contester ses résultats en matière de cancer. Vous n'auriez pas tort. Compte tenu de ses résultats, nous devrions
assister depuis pratiquement 20 ans à une baisse très importante du nombre de cancer du poumon en liaison avec la baisse très importante du nombre de fumeurs. Or ce n'est pas du tout le cas,
les cancers du poumon ayant au contraire augmenté. Donc, non seulement vous seriez en droit de contester cettte étude, mais vous auriez raison car il est prouvé maintenant de manière
incontestable que 80% des cancers du poumon ne sont pas provoqués par le fait de fumer.


Vous êtes tellement persuadés de l'inexactitude de mes articles, que vous en arrivez à imaginer que les fumeurs développent des cancers avant 35 ans, mais ont la même espérance de vie. J'aimerais
que vous ayez raison, mais là vous êtes en plein délire. La réalité, c'est qu'avant 35 ans, les cancers sont rarissimes pour les fumeurs et les non-fumeurs et quand ils arrivent, ils sont
particulièrement agressifs et mortels.


Depuis des dizaines d'années, on interdit ou on limite la consommation de produits dits cancérigènes. Or cela n'a absolument aucun effet sur le nombre de nouveaux malades du cancer tous les ans.
Demandez-vous pourquoi?


 



NightRider 03/11/2013 04:20

En réponse a un certain commentaire : si l'on considère que Richard Doll à la solde de l'industrie du tabac, l'étude ne peut être retenue comme fiable, point. On ne peut pas retenir de cette étude
certaines conclusions sur la dangerosité de la cigarette quand elles appuient la thèse à défendre, et ignorer celles qui vont à l'encontre de ce que l'on souhaiterait entendre.

Soit l'étude est biaisée et inutilisable, soit on la considère comme fiable, en acceptant ses conclusions, qu'elles nous plaisent ou non.

Cigastar 22/10/2013 11:49

C'est évident , les chiffres que le gouvernement propose sont abérant et sans aucun sens !

Merci pour l'article ! Très beau boulot !

Michel Lavaud 09/07/2013 20:40

Merci beaucoup pour votre réponse.

1 - Vous dites "les lois statistiques ne s’appliquent qu’à des échantillons choisis

aléatoirement."

Précisément. C'est pourquoi on ne peut pas extrapoler à la population entière les résultats

d'une étude qui porte uniquement sur des médecins - sauf si on peut prouver que les médecins

n'ont pas de lien particulier avec la variable étudiée, qui puisse biaiser les résultats. Par

exemple, si on fait une étude sur la taille moyenne ou la couleur des cheveux d'une population,

on pourra se contenter des résultats sur le sous-ensemble des médecins - si on n'a pas la

possibilité (préférable) d'avoir des données sur toutes les catégories socio-professionnelles.

Or justement, l'étude que vous citez porte sur un problème de santé et elle prend comme sujets

d'étude des professionnels de santé ; donc il y a au contraire un très fort biais - qui se

manifeste en particulier par le fait (rappelé dans l'article) que les médecins ont été

sensibilisés au problème dès les années 50, et que de très nombreux médecins ont arrêté de fumer

dans les années 50-60 - alors que le reste de la population n'a été sensibilisé au problème que

beaucoup plus tard, par les campagnes anti-tabac.

2 - Vous dites plus loin dans votre réponse : "Je ne fais que reprendre une étude qui est

validée par l’ensemble des épidémiologistes du monde entier et je montre qu’une information a

été volontairement oubliée. Je ne fais que donner cette information."

Je trouve au contraire que vous faites beaucoup plus que reprendre l'étude, et que vous lui

faites dire beaucoup de choses qu'elle ne dit pas, et qu'elle ne peut pas dire, à mon avis,

parce qu'une étude statistique ne permet pas de prédire ce qui va arriver à une personne donnée.

Par exemple, vous dites :
"Ces résultats permettent donc d’affirmer qu’un fumeur âgé de moins de 35 ans n’a pas de

séquelles dans son corps pouvant entraîner une surmortalité future par rapport au non-fumeur."

L'article ne dit ça nulle part, et à juste titre à mon avis parce que si c'était vrai, cela

impliquerait qu'un fumeur qui arrête de fumer à 35 ans, et qui décide au bout d'un jour de se

remettre à fumer, pourrait de nouveau fumer des cigarettes pendant 20 ans de plus sans risque,

puisqu'"il n'aurait pas de séquelles dans son corps". Ca me parait contraire à la réalité. Ca

peut paraître tel dans le cas du tabac parce que les conséquences du tabagisme sont invisibles,

mais c'est une fausse impression : dans une étude sur les accidents de la route, le fait de

perdre un bras ou une jambe n'affecte pas (j'imagine) l'espérance de vie des accidentés. Mais le

fait de savoir que les accidentés ayant perdu un bras ou jambe ont la même espérance de vie que

les non accidentés ne permettra évidemment pas de conclure que les accidentés "n'ont pas de

séquelles dans leur corps" par rapport aux non-accidentés.

3 - Vous dites juste après :
"Cela veut dire aussi que les produits annoncés comme cancérigènes dans la fumée de cigarette,

ne sont pas actifs avant l’âge de 35 ans, puisqu’ils ne provoquent rien d’irrémédiable

concernant des risques de surmortalité future."

Je ne vois pas comment un produit chimique pourrait être actif ou pas selon l'âge du fumeur -

sauf à supposer que les produits chimiques ont une conscience qui les pousse à épargner les

jeunes. Il me semblerait plus conforme à la réalité de dire que les goudrons du tabac sont

cancérigènes (pour tout le monde et à n'importe quel âge) parce que les études statistiques

montrent qu'ils augmentent la probabilité d'avoir un cancer chez certains fumeurs. Quant à

savoir pourquoi les médecins qui arrêtent de fumer avant 35 ans ont la même espérance de vie que

ceux qui n'ont jamais fumé, une étude statistique ne peut pas répondre à ce genre de question,

seule une étude biologique peut le faire. On peut par exemple supposer que les cellules tueuses

du système immunitaire sont plus actives quand on est jeune que quand on est vieux, et que, pour

une personne qui n'a fumé que quelques cigarettes par jour pendant 20 ans, les dommages ne

seront pas irréversibles, en ce sens que, si elle arrête vraiment, ses cellules tueuses seront

encore capables de faire le ménage et détruire les cellules rendues cancérigènes par leur

contact avec les goudrons de tabac, plus rapidement qu'elles ne se multiplient.

4 - Votre titre lui-même est incorrect, d'un point de vue scientifique : "Fumer avant 35 ans

est sans risque pour son espérance de vie" n'a pas de sens stricto sensu puisque l'espérance de

vie est un nombre et la notion de risque s'applique à une personne, pas à un nombre. Un titre

plus exact serait donc "Pour un médecin, fumer avant 35 ans moins de XXX cigarettes par jour ne

diminue pas son espérance de vie" où XXX désigne le nombre moyen de cigarettes fumées par jour

par les sujets de l'étude. Ca ne fait plus passer le message "Fumer avant 35 ans est sans

risque" que vous semblez vouloir faire passer en utilisant cette formulation incorrecte - et

heureusement parce qu'une personne qui fumerait 3 paquets de cigarettes par jour (et non la

moyenne XXX de l'étude) et qui lirait votre titre "Fumer avant 35 ans est sans risque pour son

espérance de vie" se croirait sauvée si elle décidait d'arrêter de fumer à 35 ans, alors qu'elle

aurait déjà probablement un pied dans la tombe.


5 - Je terminerai en disant que cette étude avait été lancée dans les années 1950 pour répondre

à la question "est-ce qu'il est dangereux pour la santé de fumer ou pas?" (puisqu'on ne savait

pas la réponse à l'époque), et elle a permis de répondre "Oui" sans ambiguïté à cette question.

Pour y répondre, il était au contraire (par rapport à ma critique du point 1) très judicieux de

limiter l'étude à une population de médecins, parce que le fait que les médecins ont été

sensibilisés au problème dès les années 50, devient un avantage dans l'étude de ce problème, au

lieu d'être un biais dans une étude sur la population globale - du fait qu'il permet de donner

des réponses avec une vingtaine d'années d'avance par rapport aux études sur la population

globale. Donc cette étude est citée à juste titre comme une référence, et je vous remercie

beaucoup de nous l'avoir fait partager. Je déplore juste que vous l'interprétiez mal - beaucoup

plus mal, à mon sens, que les médecins que vous critiquez si vertement.

Olivier Bach 12/07/2013 15:24



Je n'ai jamais écrit que JE considérais cette étude comme valable scientifiquement. Ce sont les épidémiologistes et les médecins du monde entier qui la considèrent comme telle. Je leur demande
simplement de dire toute la vérité sur ce qui est écrit dans cette étude, à savoir:


" Et ceux qui arrêtent avant l'âge moyen gagnent environ 10 ans et ont un modèle de survie équivalent aux hommes qui n'ont jamais fumé."


Et d'être cohérent avec ce passage.


Je n'ai jamais écrit non plus que fumer avant 35 ans ne provoque pas de séquelles dans son corps. J'ai indiqué simplement que suivant cette étude, il n'y a pas de séquelles entraînant une
surmortalité.


Contrairement à vous, je n'ai aucune idée arrêtée sur ce sujet. Je constate qu'il y a de nombreuses incohérences scientifiques dans les explications qui nous sont données sur le cancer. Il
n'y a aucune raison de considérer une conclusion comme exacte quand la démonstration qui la précède est entachée d'erreurs ou d'approximations. C'est malheureusement ce que les épidémiologistes
ont trop tendance à faire depuis des dizaines d'années. Le résultat est que nous sommes face à une montagne d'informations fausses qui sont malgré tout considérées comme des vérités avérées.


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 



Michel Lavaud 02/07/2013 11:45

Je crois que vous n'avez pas bien compris la théorie des probabilités - parce que vous tirez des conclusions inexactes de l'étude que vous citez : cette étude porte uniquement sur des médecins,
soit 0,3% de la population (il y a 220.000 médecins en France) et donc les conclusions que vous en tirez pour les non-médecins, soit 99,7% de la population, ont une barre d'erreur de 100% et donc
sont infondées scientifiquement.

Ou en raisonnant par l'absurde : supposons que votre type d'extrapolation soit valable scientifiquement, et appliquons le à l'obésité ; vous avez déjà vu un médecin obèse? moi pas. Il y en a
sûrement, mais à dose infinitésimale - mettons 1% de l'ensemble des médecins. En appliquant votre extrapolation abusive, on en déduirait que seulement 1% de la population française est obèse, et
donc que les enfants peuvent continuer impunément à dévorer des barres chocolatées sucrées, confortablement installés dans un fauteuil moelleux devant leur télé. Ce serait contraire aux
statistiques et ce ne serait pas un bon service à rendre aux jeunes.

Il me semble donc qu'on peut vous retourner la critique que vous adressez à Mme Martine Perez : "Comment imaginer que M. Olivier Bach falsifie la réalité scientifique sans s’en rendre compte ? On
est loin de la méthode scientifique et de l’honnêteté intellectuelle, nécessaires à une connaissance objective des problèmes"...

Qu'est-ce qui fait que, statistiquement, il y a beaucoup moins de médecins obèses? Sans doute sont-ils mieux éduqués que la majorité de la population, ils ont accès à toutes les informations et
tous les traitements, et surtout ils ont sans doute en moyenne une volonté de fer - nécessaire pour faire des études aussi longues et difficiles. Mêmes causes, mêmes effets pour le tabac :
j'imagine que 90% des médecins pourront s'arrêter de fumer à 35 ans s'ils le décident, sans se bourrer de barres chocolatées pour compenser, alors que seulement 30% des non médecins pourront
s'arrêter, dont seulement 10% sans se bourrer de nourriture et donc tomber dans un autre problème de santé - non envisagé dans l'étude sur les médecins parce qu'inexistant, mais qui devrait être
envisagé dans une étude sérieuse globale.

Olivier Bach 03/07/2013 12:47



Puis-je vous rappeler qu'en matière statistique, la taille d'un échantillon ne dépend pas de la taille de la population à étudier et que les lois statistiques ne s'appliquent qu'à des
échantillons choisis aléatoirement.


Mais le sujet n'est pas là. Vous n'avez pas bien lu mon article. Je ne fais que reprendre une étude qui est validée par l'ensemble des épidémiologistes du monde entier et je montre qu'une
information a été volontairement oubliée. Je ne fais que donner cette information.


Si les autres informations de cette étude sont considérées comme exactes, il n'y a aucune raison de ne pas considérer cette information oubliée comme tout aussi exacte que les autres.


 


 


 


 


 


 


 



benoit 01/07/2013 11:45

Bonjour,

votre blog est intéressant, cela dit j'ai appris vendredi dernier que mon meilleur ami, 36 ans, est atteint d'un cancer des poumons..je dois en conclure qu'il a fumé un an de trop?

Olivier Bach 03/07/2013 11:50



Malheureusement, une espérance de vie de 77 ans par exemple, ne signifie pas que chaque individu vivra jusqu'à 77 ans, qu'il soit fumeur ou non-fumeur.


J'espère que votre ami s'en sortira.


 


 



Florian 24/06/2013 11:34

et vous ne vous etes pas renseigné sur l'auteur de cette recherche avant de la publier ? je vous invite donc a lire la page wikipedia de mr. Richard Doll, à la partie controverse.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Doll

Cordialement

Olivier Bach 03/07/2013 13:51



A ma connaissance, aucun épidémiologiste, spécialiste des effets du tabac, n'a contesté les résultats de cette étude.


 


 



Laurent Berthod 09/06/2013 17:53

Il y a tout de même un risque pour les fumeurs de moins de trente cinq ans, celui de ne pas pouvoir s'arrêter avant (ou à) l'âge de 35 ans. La nicotine est un puissant addictif dont il est très
difficile de se désaccoutumer. Je le sais d'expérience. Bien à vous.

Olivier Bach 10/06/2013 12:18



Certes, mais doit-on pour autant cacher la réalité scientifique parce qu'il est difficile pour certains de s'arrêter de fumer?


Ce constat scientifique est-il propre au tabac? La question mérite d'être posée alors qu'à ma connaissance, elle ne l'est pas par la recherche médicale. C'est toute la problématique des produits
annoncés comme cancérigènes qui est concernée.


Depuis des dizaines d'années, on interdit ou limite l'utilisation de nombre de ces produits et l'incidence des cancers ne baissent pas. Comment ne pas constater qu'il y a un problème
d'analyse des résultats des études épidémiologiques? Ce n'est pas en cachant certains résultats que la solution va être trouvée.


 



Doussau 04/04/2013 11:12

Merci pour votre travail. Toute personne qui réfléchie aux chiffres du gouvernement sur la cigarette et le tabac en générale voit bien qu'ils sont aberrants.